Loading...
Profession

Le pompier est fortement exposé à la maladie professionnelle

Le pompier est fortement exposé à la maladie professionnelle

Le pompier est non seulement exposé au danger, mais il doit également affronter un ennemi nettement moins visible et insidieux : la maladie liée à la pratique de leur métier. Au cours de leurs interventions, les hommes du feu sont exposés aux fumées, à la suie, aux cendres et aux microparticules provenant de la combustion de toutes sortes de matériaux. Ces différents éléments sont filtrés par des masques respiratoires, mais ces derniers peuvent aussi passer par la peau.

Comparé au reste de la population, les pompiers présentent 20% de risque supplémentaire de contracter une maladie telle que le cancer des poumons, de la gorge ou encore la leucémie. Pour le cancer des testicules le risque est multiplié par deux.

Comme en témoigne Johnny Casier, pompier à la caserne d’Ostende et victime d’un cancer du poumon, dans le cadre d’une interview qu’il a accordée à Euronews (vidéo). « Au départ, on est évidemment braqué sur la maladie et on ne se soucie pas des questions d’ordre d’administratif. Dans un premier temps, la maladie, la famille et les enfants comptent doublement dans ces moments difficiles. C’est par la suite, quand il faut payer et que vous attendez la reconnaissance de votre maladie professionnelle par l’administration que vous réalisez qu’un autre combat commence. »

Les protocoles de sécurité ont été améliorés

En Belgique, les autorités semblent avoir reconnu de manière implicite ce lien de causalité. Il y a deux bonnes années, les protocoles de sécurité ont changé. Dans la mesure où après chaque intervention, les uniformes doivent être désinfectés, ainsi que les habitacles des véhicules des pompiers.

Avant ce type de mesure, les hommes du feu étaient exposés à la contamination des cabines à chaque trajet étant donné la présence de microparticules laissées par les combinaisons souillées. Sans oublier les locaux des casernes qui constituaient une source d’exposition supplémentaire par inhalation ainsi que par la peau.

Aujourd’hui, dans certaines zones de secours, les pompiers jouissent de combinaisons doubles couches. La partie souillée par les particules toxiques est enlevée sur les lieux même de l’intervention pour être ensuite emballée dans un sac plastique fermé à l’aide d’un lien hydrosoluble. Le tout est ensuite lavé dans une machine industrielle.

Au sein de l’Union européenne, ce sont un peu plus de 100.000 travailleurs qui décèdent des suites d’un cancer.

Et vous ?

Si vous aussi vous êtes affecté par une pathologie et que vous pensez que cette dernière est en lien direct avec votre travail, nous vous invitons à remplir notre formulaire en ligne pour que l’un de nos experts puisse vous contacter et vous livrer un premier avis personnel et confidentiel qui ne vous engage à rien.