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Profession

Éboueur : Un métier aux importantes contraintes physiques

Les éboueurs ramassent plus de 10 tonnes d’ordures par jour

Un métier

Les métiers de la collecte et du tri de déchets ménagers ne sont certainement pas des plus reposants. Les professionnels du secteur sont notamment exposés à d’importantes contraintes physiques. À l’heure où le traitement des déchets représente un enjeu majeur.

La journée des éboueurs débute bien avant 6 heures du matin. Munis de leur tenue de sécurité fluorescente, de chaussures et de gants de protection, vous les apercevez toutes les semaines, tantôt accrochés à l’arrière d’un camion poubelle, tantôt les deux mains agrippées à des sacs poubelles bien remplis.

 

Les risques du métier

En une seule journée, les chargeurs ramassent à deux l’équivalent de vingt-cinq tonnes d’ordures. Et cela pourrait paraître surprenant, mais lorsqu’on s’intéresse d’un peu plus près sur tout ce que l’on peut retrouver dans les sacs, la chose l’est un peu moins : entre les déchets de construction, normalement destinés aux parcs à conteneurs, les litières de chats, ou encore les bocaux, les conserves et morceaux de verres brisés.

 

Les troubles musculosquelettiques

Le port de charges répété, les postures contraignantes, les gestes répétitifs consistant à lancer les sacs très pesants dans la benne du camion à ordures, pèsent au fil des années sur la charpente squelettique des travailleurs, entraînant leur lot de troubles musculosquelettiques. Il s’agit des affections qui touchent notamment les membres supérieurs. Ces troubles se traduisent par des douleurs au niveau des articulations et son lot de lombalgies ou de sciatiques pour ne citer que ces pathologies.

Tout cela nous ferait presque oublier le bruit auquel sont exposés les collecteurs de déchets, notamment avec l’action de la pelle dans la benne qui écrase les sacs poubelles.

 

L’exposition aux produits chimiques

Sans parler des odeurs qui émanent des bennes des camions et l’exposition aux produits chimiques tels que des solvants ménagers, des fonds de produits de peinture, de produits phytosanitaires. Autant de produits qui représentent un risque possible, que ce soit par inhalation, ingestion ou encore tout contact via la peau.

Lorsque la pelle de la benne écrase les poubelles, les chargeurs qui travaillent à l’arrière du camion peuvent recevoir des projections de jus de poubelle en plein visage. Les poubelles étant, par définition, chargées en agents pathogènes (moisissures, bactéries, etc.) ou en produits chimiques potentiellement toxiques.

Au niveau des centres d’incinération, les risques inhérents à l’exposition d’éléments polluants chimiques tels que le plomb, la dioxine ou encore les hydrocarbures sont non négligeables, lors des phases de maintenance et d’entretien des fours.

 

Un taux d’absentéisme bas

Malgré la pénibilité de leur emploi, le taux d’absentéisme des chargeurs pour maladie est relativement bas. À titre d’exemple, à Charleroi, on compte en moyenne un peu moins de 5% d’absentéisme. La dernière grève, quant à elle, remontait à 2012.

Bref, les professionnels du secteur des déchets se plaignent peu et s’absentent peu. Ils font preuve d’un indéniable courage malgré leur exposition à de multiples risques professionnels.

Et vous ?

Si vous souffrez d’une pathologie et que vous êtes convaincu que cela est lié à votre métier, vous pouvez remplir notre formulaire en ligne afin que l’un de nos experts puisse vous contacter en vue de vous donner un premier avis personnalisé et confidentiel, sans le moindre engagement de votre part. Nous vous aiderons à analyser la nature du risque professionnel auquel vous êtes exposés.